Tout commence au lendemain de la Révolution, sur les hauteurs du vignoble Beaujolais. En 1816, Philibert Desvignes rachète la propriété des Jean-Loron, alors exploitée au service du Seigneur d’Estours. Ce domaine viticole de caractère — ses chais voûtés, ses parcelles de vignes exposées plein sud, son caveau taillé dans la roche — deviendra le berceau d’une lignée de vignerons qui ne s’est jamais interrompue.
Sept générations se sont succédé sans jamais quitter ces terres. Chacune a transmis à la suivante non seulement les vignes, mais une façon d’être viticulteur : patient, attentif, convaincu que la qualité se construit à la parcelle, pas à la cuve. Guillaume Bouchacourt, aujourd’hui à la tête du domaine, est le septième maillon de cette chaîne. Il a appris le métier dans les rangs, entre les vieilles vignes plantées par son grand-père et les barriques de son père. Aujourd’hui, il signe à son tour des vins du domaine qui portent deux siècles d’obstination familiale.
Le domaine viticole s’étend sur seize hectares de vignes répartis sur trois appellations : Chénas, Saint-Amour et Beaujolais-Villages. Deux noms commerciaux en portent les cuvées : le Château des Jeanloron, marque historique et patrimoniale, et le Domaine du Breuil, signature ancrée dans les lieux-dits et les parcelles de vignes de l’exploitation.